L'homophobie: Rejet de l'homosexualité

 

1) L'homophobie chez les jeunes.

"Ce n'est pas l'homosexualité qui conduit les jeunes homosexuels au suicide, mais plutot leurs conditions de vie. D'où l'importance de leur donner le droit de parole et de les écouter, dans un monde encore peu ouvert sur la diversité sexuelle." C'est ce qu'à affirmé Simon Louis Lajeunesse ( sociologue québécois, spécialiste du genre et des sexualités) durant une conferance sur l'enquête qu'il a mené. L'homophobie et l'oppresion qui pèsent sur les jeunes homosexuels peuvent les mener à différents types de comportements inconscients. Simon Louis Lajeunesse les a identifiés en quatre types:

  - "Le gars parfait", Il est un élève excellent qui essaie de racheter sa faute en visant la perfection.

  - "Le fif de service", Il est très souvent efféminé, donc victime d'harcèlement et de discrimination.

  - "Le caméléon", Il veut se fondre dans son environement car il vit dans la peur constante d'être découvert.

  - "Le rebel", Il tente tout pour se faire accepter, même rejoindre des gangs.

De plus, à l'école, les jeunes homosexuels ne peuvent jamais savoir quand et où ils vont se faire insulter, menacer ou agresser. Il a été aussi rapporté que, durant les agressions, aucune figure d'autorité n'intervenait. Et, les rares fois où un jeune se plaint auprès d'un adulte d'être harcelé, on lui répond de se défendre lui même.

Devant la dévalorisation dont les jeunes homosexuels sont victimes et qu'ils finissent par réaliser, ils voient dans le suicide la seule façon de mettre fin à leur cauchemard. En effet, une étude faite dans plusieurs pays montre que les tentatives de suicide chez les jeunes homosexuels sont treize fois plus élevées que chez les jeunes hétérosexuels, qu'un quart des jeunes homosexuels tentent de se suicider ou encore qu'un suicide sur deux chez les jeuens est dû à l’homophobie ambiante.

Ce grand nombre de suicides est dû aux stéréotypes dévalorisants qui existent sur l'homosexualité, qu'on entend chez nous ou à l'école. Ce phénomène perturbe grandement la construction personelle. Pour trop de jeunes homosexuels, le suicide apparaît comme la solution à cette situation insoutenable.

 

2) Les agressions physiques et morales envers les homosexuels.

Au cours de la première moitié de l'année, 1.512 incidents violents de nature discriminatoire ont été enregistrés. Dans 150 cas, ils visaient des homosexuels. C'est la première fois que les délits avec violence (verbale ou physique) envers les homosexuels sont enregistrés de manière séparée par les forces de l'ordre tant leur nombre a augmenté en si peu de temps.

En 2008, le CECLR (Centre pour l'Egalité des chances de lutte contre le Racisme) a ainsi ouvert 92 dossiers relatifs à des cas de discriminations fondés sur l'orientation sexuelle. Parmi ceux-ci, 23 concernaient des troubles du "vivre ensemble" (ex: injures, agressions physiques, etc.), 7 des refus d'accès à des biens ou des services, 27 des propos homophobes repris dans divers médias (dont sur internet), 16 des cas de discrimination au travail, et 3 des différences de traitement dans le secteur de l'enseignement.

En France, les actes homophobes ne sont pas recensés en tant que tels par les autorités, mais l’association SOS-Homophobie, qui a ouvert en 1994 une ligne d’écoute, dresse tous les ans un état des lieux. En 2006, elle a recueilli 1 332 témoignages, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2005. Le nombre d’agressions physiques - trois par semaine - est, lui aussi, en nette augmentation (17 % par rapport à 2005). « La haine envers les homosexuels reste bien vivace en France ». Selon une étude commandée par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), 40 % des homosexuels disent avoir été victimes d’actes ou de propos homophobes sur leur lieu de travail.


Dans certains cas , l'homophobie a conduit à des meurtres, que la victime soit soupçonnée d'homosexualité à tort ou à raison. Les agressions homophobes ont même été institutionnalisées sous le régime nazi. Il est difficile de savoir combien de victimes homosexuelles furent déportées et assassinées entre 1933 et 1945 par ce régime mais les travaux sur bases des condamnations « légales » suggèrent 10 000 victimes, ainsi que 10 000 déportés homosexuels



Le meurtre qu'il soit légalisé dans le cas de la peine de mort ou non n'est pas la violence la plus répandue. Il faut compter au titre des violences dues à l'homophobie surtout les passages à tabac, voies de fait, insultes, etc. D'autre part, l'injure homophobe est, en France, très commune, bien que souvent démotivée : des expressions comme pédé, tapette ou encore enculé sont fréquentes. Elles ne servent cependant pas nécessairement à injurier une personne soupçonnée d'homosexualité, et sont parfois même employées par des personnes elles-mêmes homosexuelles. Mais il arrive aussi que dans certain cas, les homosexuels soit comparés à des pédophiles, ce qui n'a bien évidament aucun rapport.

Nous pouvons donc dire que dans notre société il existe encore un grand nombre de réticences envers les homosexuels.


3) Le refus du mariage et de l'adoption pour les homosexuels.

  - Bien que les homosexuels aient le droit aux PACS, ils n'a jamais été question en France de mariages homosexuels. Ce dernier est aujourd'hui un débat entre plusieurs partis communistes. En effet, le mariage peut avoir deux significations possibles qui peut amener à plusieurs façons de penser relativement opposées.

 La première alternative est que le mariage est une tradition qui veut unir deux individus de sexes opposés. Ces derniers auront alors la possibilité de donner la vie.

 A l'inverse, la deuxième alternative nous dit que le mariage est fait pour unir deux individus qui s'aime. Dans cette alternative, la question du sexe n'est pas mise en avant. C'est pour cette raison que le mariage homosexuel fait beaucoup de débats en France.

Les différents partis politiques n'ont pas le même avis sur la question. Par exemple, le Nouveau Parti Anticapitaliste, les Verts, le parti communiste, le parti socialiste, l'Alternative libérale et le Nouveau Centre sont pour le mariage homosexuel. A l'inverse, l'Union pour un Mouvement Populaire (qui  est au pouvoir avec Nicolas Sarkozy), le Front national, le Mouvement pour la France et le Mouvement démocrate sont contre ce nouveau mariage.

Aujourd'hui, les homosexuels n'ont donc droit qu'au PACS, pour légaliser leur amour.

 

  - La loi française n'accepte pas l'adoption d'un enfant par un couple homosexuel. Il est cependant légal d'adopter un enfant en étant célibataire à condition d'avoir 28 ans ou plus. Les homosexuels ont donc de plus en plus recours a cette solution. En effet, si un homosexuel peut adopter un enfant en ce faisant passé pour un célibataire, il doit, la plupart du temps, mentir également sur son attirance sexuel pour avoir davantage de "chances" de se voir confier un enfant.

Les couples homosexuels ont d'autres alternatives que l'adoption pour devenir parents. Par contre, ces autres techniques ne sont pas légales en France. 

En effet, les femmes peuvent avoir recours à l'insémination artificielle avec donneur. Cette technique est cependant autorisée uniquement aux couples hétérosexuels en France.

les hommes, eux, peuvent avoir recours à des mères porteuses qui renonceraient à tous leurs droits sur l'enfant. Cette téchnique est tout de même très chère et reste très rare en France (car illégale).

Enfin, une dernière technique est également disponible, c'est la coparentalité. Cela consiste à réunir deux couples homosexuels: un de filles et un de garçons. Cette technique permet à l'enfant d'avoir un père et une mère même s'ils ne vivent pas ensemble. Par contre, elle doit se faire par insémination artisanale; c'est à dire qu'elle se produit à la maison à l'aide d'une seringue. Cette technique reste la plus simple pour des couples homosexuels d'avoir des enfants même si elle n'est pas loyale.

Oui, beaucoup de couples homosexuels donneraient n'importe quoi pour devenir parents, quitte à enfreindre la loi ou encore à se rendre dans d'autres pays où ces techniques sont légales.

Nous pouvons penser que si la loi française acceptait l'adoption de couples homosexuels, cela éviterait à ces derniers de surmonter la loi. Mais, la France pense que pour qu'un enfant soit stable, il doit vivre avec des parents de sexe opposés. En revanche, ce discours n'est basé sur aucun fait concret.

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×